L10. Un amour plus grand que l’amour

Un beau poème dans lequel Paul se fait chantre de l’amour. Cela n’a rien d’une théorie exprimée avec des mots abstraits ; on croirait que l’Apôtre fait le portrait de quelqu’un ! Qui d’autre que le Christ a si bien vécu cet amour fait de patience et de foi en l’autre ?

Éditions du Cerf – Fêtes et Saisons – 2020

Lecture de la première lettre aux Corinthiens (1 Cor., 12, 31-13,8a)

Frères,
recherchez donc avec ardeur les dons les plus grands.
Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence.

J’aurais beau parler toutes les langues
des hommes et des anges,
si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour,
je ne suis qu’un cuivre qui résonne,
une cymbale retentissante.
J’aurais beau être prophète,
avoir toute la science des mystères
et toute la connaissance de Dieu,
j’aurais beau avoir toute la foi
jusqu’à transporter les montagnes,
s’il me manque l’amour,
je ne suis rien.
J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés,
j’aurais beau me faire brûler vif,
s’il me manque l’amour,
cela ne me sert à rien.

L’amour prend patience ;
l’amour rend service ;
l’amour ne jalouse pas ;
il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;
il ne fait rien d’inconvenant ;
il ne cherche pas son intérêt ;
il ne s’emporte pas ;
il n’entretient pas de rancune ;
il ne se réjouit pas de ce qui est injuste,
mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
il supporte tout, il fait confiance en tout,
il espère tout, il endure tout.
L’amour ne passera jamais.

La Bible, nouvelle traduction – Textes liturgiques © AELF, Paris, 2013.