L5. Mon bien-aimé est à moi

La force de l’attirance mutuelle qui porte l’un vers l’autre ceux qui s’aiment est un des signes du véritable amour : riche d’attention et d’émerveillement, il peut brûler tout ce qui fait obstacle à la fidélité et il donne déjà le goût de Dieu…

Éditions du Cerf – Fêtes et Saisons – 2020

Lecture du livre du Cantique des Cantiques (Cant., 2, 8-10.14-16a ; 8, 6-7a)

La voix de mon bien-aimé !
C’est lui, il vient…
Il bondit sur les montagnes,
il court sur les collines, mon bien-aimé,
pareil à la gazelle, au faon de la biche.
Le voici, c’est lui qui se tient derrière notre mur :
il regarde aux fenêtres,
guette par le treillage.
Il parle, mon bien-aimé,
il me dit :
« Lève-toi, mon amie,
ma toute belle, et viens…
Ma colombe, dans les fentes du rocher,
dans les retraites escarpées,
que je voie ton visage,
que j’entende ta voix !
Ta voix est douce,
et ton visage, charmant. »
Mon bien-aimé est à moi,
et moi, je suis à lui.
Il m’a dit :
« Pose-moi comme un sceau sur ton cœur,
comme un sceau sur ton bras. »
Car l’amour est fort comme la Mort,
la passion, implacable comme l’Abîme :
ses flammes sont des flammes de feu,
fournaise divine.
Les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour,
ni les fleuves l’emporter.

La Bible, nouvelle traduction – Textes liturgiques © AELF, Paris, 2013.