Marie,
Mère de l’Église
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Le Père Jérôme est heureux de vous faire part de la parution de : Marie, Mère de l’Église. Il s’agit d’un petit livre de théologie dont la première partie fut à l’origine d’une conférence de Carême dans la paroisse St-Louis de La Roche-sur-Yon. Cet ouvrage est uniquement disponible sur le site d’Amazon.
Au moment du Concile Vatican II, alors que les Pères de l’assemblée conciliaire s’attelaient à la rédaction du texte qui deviendrait par la suite la Constitution dogmatique sur l’Église : Lumen Gentium –, une question fut âprement débattue au sujet d’une synthèse mariale que le Concile entendait présenter aux fidèles. En effet, les Pères devaient-ils parler de Marie au sein d’un traité spécifiquement consacré à la Mère de Dieu ? Ou bien devaient-ils intégrer ce document au sein de Lumen Gentium, afin de mieux signifier combien Marie était avant tout disciple du Christ et membre de son Corps mystique ?
Le traitement de cette question, à vrai dire, fut plutôt chaotique. Les uns, estimant que le magistère des papes précédents avait peu à peu rendu la figure exemplaire de Marie inaccessible au commun des mortels, militaient pour inclure cette synthèse mariale au sein de Lumen Gentium. D’autres, avançant le rôle et la place extraordinaire qu’occupe Marie dans l’histoire du Salut, militaient quant à eux dans le sens d’un traité tout à fait à part. Au terme de plusieurs rebondissements, à une courte majorité, les Pères votèrent pour la première solution. Par conséquent, le document sur Marie fut incorporé à la Constitution sur l’Église et il devint ainsi le huitième et dernier chapitre de Lumen Gentium. À travers cette décision, le Concile semblait donc inviter la mariologie a plus de sobriété dans son propos.
Or, au moment de promulguer Lumen Gentium, Paul VI, à la surprise de tous, proclama : Marie, Mère de l’Église ! Si cette initiative du pape fut contestée par quelques Pères du Concile, ce nouveau titre marial, par ailleurs, semblait à nouveau « glorifier » Marie. Comme si l’Esprit saint, en définitive, envers et contre tous, avait néanmoins décidé de rendre lui-même justice à Marie… Mais quelle réalité profonde, à vrai dire, ce vocable entend-il signifier ? Pour le dire autrement, pourquoi Marie peut-elle être vraiment honorée comme la « Mère de l’Église ? »
C’est à cette question que s’attèle l’ouvrage du Père Jérôme en retraçant l’histoire de Lumen Gentium tout en se livrant à un travail exégétique et théologique. Si la mariologie, au fil de son histoire, s’est élaborée sur la base de l’ecclésiologie, l’Église, quant à elle, a pris réflexivement conscience de son propre mystère à travers la personne de la Vierge Marie en qui elle trouve son type, son archétype et son prototype.

4e de couverture :
De la même manière que l’Église du XXe siècle adressa une question à la mariologie de son temps, au regard de la signification profonde qu’exprime le titre “Marie, Mère de l’Église” – décerné ex cathedra par le pape Paul VI à l’occasion de la promulgation de la Constitution dogmatique sur l’Église –, comment expliquer aujourd’hui le discours anormalement sobre de l’ecclésiologie et de l’anthropologie surnaturelle au sujet de la Mère de Dieu ? Ce parti pris théologique, souvent imputé aux Pères du Concile Vatican II, ne relèverait-il pas, en fin de compte, d’une lecture faussée de Lumen Gentium ?


